Communications


Communiqué de presse de l'alliance des syndicats de base

du 22 mars 2020

ADETRA / ART-IE / Basis 21 / FAU / IGA / SAP / SUD

Travailleuses, travailleurs,

défendons nos vies et celles de nos proches!

 

Les syndicats de base signataires de ce communiqué de presse présentent leur position dans la suite de l’appel aux travailleuses et travailleurs publié sur nos sites en date du 20 mars 2020.

 

Nous sommes à un moment décisif dans la situation de crise sanitaire que nous subissons. Mais derrière la pandémie se joue une bataille sociale décisive.

 

Les salarié.e.s luttent aujourd’hui pour sauvegarder leurs conditions de travail et leurs salaires mais surtout leur droit et celui de leurs proches à la santé, à la sécurité, à l’intégrité, à la vie même.

 

Les lieux de travail avec les activités qui s’y déroulent sont porteurs de dangers et de menaces. C’est pourquoi tous les secteurs qui n’assurent pas des prestations et des productions indispensables à la vie et à la santé de la population doivent être fermés. Il ne suffit pas de proclamer officiellement que les entreprises qui ne respectent pas les mesures de sécurité contre la pandémie doivent cesser leur activité. Cette démarche irresponsable et inapplicable donne la prééminence aux intérêts des employeurs/euses contre la santé des travailleurs/euses et de toute la population. Il faut procéder par fermeture immédiate de tous les secteurs qui ne sont pas indispensables.

 

Pour tous les autres, les mesures de sécurité doivent être appliquées rigoureusement, sans possibilité de contournement ou d’évitement.

 

Nous appelons à ce que tous les organismes publics ayant une capacité d’expertise et une expérience d’intervention soient systématiquement et pleinement mobilisés. C’est le cas notamment de la SUVA et des inspections du travail qui doivent assurer l’intervention directe et la coordination de l’action de la puissance publique.

 

Les travailleurs/euses affrontent une situation exceptionnelle encore aggravée par les politiques austéritaires qui ont imposé un développement insuffisant du service public face aux besoins sociaux et, plus fondamentalement, une dégradation décisive de ces biens communs. Les travailleurs/euses souffrent également du manque de droits et de moyens d’action démocratique dans notre société. Elles et ils subissent les possibilités de contrôle et de répression accumulés par les employeurs.euses à leur encontre.

 

C’est sur ces bases que nous risquons de subir une dégradation importante, voire décisive, des conditions de vie et de travail, un processus de précarisation décisif, à l’occasion et sous prétexte de la crise sanitaire.

 

Les travailleurs/euses, les salarié.e.s, sont la partie faible dans les rapports de travail, par la subordination qu’implique le contrat de travail, par le droit discrétionnaire du licenciement, à commencer par le dispositif de l’effet immédiat. Cette position socialement mineure, politiquement subalterne, fait que le monde du travail est en situation d’inégalité face au coronavirus.

 

Les travailleurs/euses ont le droit, la légitimité et le devoir urgent de défendre leurs droits dans la situation exceptionnelle que nous traversons, à commencer par le droit à la santé, à l’intégrité et à la vie pour elles, eux et leurs proches.

 

Les travailleurs/euses de la santé, les spécialistes, les épidémiologistes, etc., exhortent les autorités à arrêter les activités économiques non indispensables. L'Italie approche les 1’000 morts par jour (800 aujourd'hui). Si nous voulons éviter la catastrophe nous devrons, travailleurs et travailleuses, prendre les devants pour arrêter nous-mêmes les activités économiques non indispensables et protéger ainsi tout le monde.

 

Les droits que nous revendiquons renvoient à des dispositions pratiques,

à concrétiser immédiatement:

 

1. Le droit à la santé et à la vie par la fermeture immédiate de tous les secteurs qui ne sont pas indispensables et par le recours à toutes les formes de la protection médicale.

 

2. Le droit inconditionnel de s’occuper des enfants et des proches, dans le cadre des conditions de sécurité sanitaire, durant toute la période de pandémie.

 

3. Le droit intégral au salaire, quels que soient le contrat et le statut, complété selon les besoins par les divers dispositifs d’aide sociale, et cela sans bureaucratie, durant toute la période de pandémie et pour toutes les situations que celle-ci pourrait générer (fermeture d’entreprises, cessation ou réduction d’ancienneté, situations où la santé est engagée, garde et accompagnement d’enfants et de proches).

 

4. La nullité des licenciements, au sens des dispositifs légaux de protection en cette matière, durant toute la période de pandémie.

 

Nous appelons le mouvement des travailleurs/euses à construire la mobilisation et le rapport de force pour obtenir la fermeture par secteurs de toutes les activités non indispensables.

 

Dès maintenant, il s’agit d’être offensifs/ives et imaginatifs/ives dans la défense de notre santé, de notre sécurité, de nos vies et de celles de nos proches.

 

Tous les moyens, privés et publics, doivent être engagés pour protéger efficacement les travailleurs/euses. Pour ce faire, nous appelons à dénoncer publiquement toutes les situations où la santé et l’intégrité physique des travailleurs/euses ne sont pas respectées dans les activités de travail. Les collectifs de travail, les salarié.e.s individuellement ou en groupe, directement ou par l’intermédiaire des syndicats et associations, doivent exiger l’intervention de la SUVA et des inspections du travail pour faire cesser ces situations et en sanctionner les responsables.

 

Toutes et tous, nous sommes responsables de prendre la parole, d’agir et de nous défendre!

Chacune de nos vies compte !

 

ADETRA – Association de défense des travailleuses et travailleurs

ART-IE - Association Romande des travailleurs/euses de l'Installation Electrique

FAU Bern - Freie ArbeiterInnen Union

Fédération syndicale SUD

Gewerkschaft Basis 21

IGA Interprofessionelle Gewerkschaft der ArbeiterInnen

SAP - Syndicat Autonome des Postiers


APPEL AUX TRAVAILLEUSE – TRAVAILLEURS !

Avec SUD et SAP (syndicat autonome des postiers)

22 mars 2020

 

CORONAVIRUS : COMBAT POUR LA SANTE !

Défense des intérêts des travailleurs/euses, des retraité-e-s et de la population

 

Notre santé avant leur argent !

Le monde du travail doit être mobilisé uniquement pour les besoins essentiels.

 

 

Face à une croissance exponentielle du coronavirus et de la contagion qui en résulte, la mesure la plus rationnelle et réaliste est la suspension de toute activité productive non-essentielle.

 

Alors que la recherche du profit a encore moins de sens aujourd’hui, les signataires de cet appel demandent l’arrêt immédiat de toute la production de biens et services ne répondant pas aux besoins essentiels / urgents de la population. Il en va de la santé des salarié-e-s et de leurs familles, de la santé de toute la population et de l’humanité. Il en va aussi de l’urgence de ne pas engorger davantage les services de secours et les établissements de santé.

 

-          Pendant toute la période de crise, l’Etat et les employeurs doivent garantir le versement des salaires quel que soit le statut des salarié-e-s.

 

-          Pendant cette grave période de crise, nous demandons l’automaticité des prestations (assurances, assurances sociales, médico-sociales, subsides aux assurances, lieux d’accueil, de séjour et de résidences,…) et la gratuité pour les personnes vulnérables et fragilisée. La suspension de toutes les procédures concernant les poursuites et faillites ainsi que les saisies sur salaires ou indemnités.

 

-          Pendant cette période dramatique, nous demandons la suspension du paiement des factures (logement, assurances, impôts,..) avec soutien des pouvoirs publics.

 

-          Pendant cette période effrayante, nous exigeons des mesures de protection de la santé urgente pour les travailleuses et les travailleurs devant garantir les prestations impératives et de première nécessité répondant aux besoins vitaux, sanitaires, médico-sociaux, socio-éducatifs et alimentaires.

 

-          Jusqu’à présent les consignes de sécurité ont été tardives, floues, paradoxales et parfois impossibles à réaliser. L’Etat employeur et les employeurs doivent tout faire pour fournir, sans délai, les équipements de protection indispensables à celles et ceux qui travaillent, mettre à disposition, des gants, des masques et des produits désinfectants pour le personnel et les usagers/ères. Un suivi médical doit être mis sur pied avec généralisation des tests de dépistage du COVID 19 pour les travailleuses, les travailleurs, les personnes à risque et leurs proches aidant. Le Danemark a réussi à généraliser les tests, la Suisse doit pouvoir le faire.

 

-          Les lieux de travail doivent être régulièrement nettoyés et désinfectés. Ces quelques mesures sont impératives et non négociables.

 

-          Aux mesures de protection de la santé, nous demandons expressément des compensations financières pour travaux spéciaux générés par cette crise, pour activité à risque, pour les heures supplémentaires, pour la suppression des congés et des vacances, pour la surcharge de travail accompagnée de fortes pressions.

 

-          Aussi, exigeons-nous que l’Etat employeur et les employeurs libèrent rapidement des moyens financiers, techniques et en personnel pour soulager les équipes au front, y compris celles chargées de l’accompagnement et des soins des personnes vulnérables, âgées, en situation de handicap ou de la petite enfance et ainsi assurer des soins de qualité et efficaces et garantir les besoins vitaux de la population.

 

-          Afin de répondre à l’urgence sanitaire et sociale, des lieux d’hébergement doivent être réquisitionnés pour les périodes de repos, de pauses et de soins. Nous pensons en particulier à toutes les cliniques privées, mais aussi aux hôtels, y compris le Lausanne Palace, le Beau-Rivage, le Royal Savoie, l’Hôtel de la Paix et tout hôtel de standing !

 

-          Dès à présent, l’Etat doit créer un observatoire d’urgence sanitaire et sociale composé d’experts indépendants actifs/ves dans les différents domaines en lien avec la crise sanitaire et sociale. Ils-elles auront pour mandat impératif et révocable de s’assurer que toutes les mesures de protection sont garanties à la population sans discrimination liées à l’âge, au statut social, à la nationalité, à l’état de santé, etc. A cet observatoire, une hotline enregistrera toutes les plaintes et doléances de la population.

 

-          Dans l’immédiat, nous devons interdire toute spéculation sur les biens de premières nécessités, vitaux, empêcher et pénaliser toute hausse des prix, en particulier sur les denrées alimentaires, sur les produits hygiéniques et sanitaires.

 

-          Après la crise, nous exigerons l’ouverture de négociations sur les salaires, les assurances sociales, la protection sociale et sanitaire et sur un service public fort et efficace !

 

Demain, quel bilan, quelles perspectives ?

 

Alors que nous avions l’exemple des autres pays sur le drame qui nous attendait, les réactions et les décisions ont été tardives et souvent inadaptées, voire scandaleuses. Nous en payons aujourd’hui le prix fort.

 

Une enquête neutre et indépendante devra faire la lumière sur toute la gestion de cette crise, depuis le mois de janvier 2020. Les employé-e-s de la fonction publique et parapublique devront être libéré-e-s de leur devoir de réserve et du secret professionnel. Aussi bien la procédure que les résultats de l’enquête devront être publics et le droit d’être entendu garanti.

 

Demain, il faudra renforcer le combat pour un système de protection sociale et de santé gratuit, démocratique, efficace avec la participation active des travailleurs-euses.

 

C’est nous qui faisons marcher les services nécessaires au fonctionnement de la société alors c’est nous qui devons décider !


La crise économique et sociale qui s’annonce, doublée de la crise environnementale, nous impose d’avancer collectivement vers une transformation sociale majeure.

 

 

Signataires de l’appel :

 

Fédération syndicale SUD – SUD Etudiant-e-s et Précaires - Association Romande des Travailleurs de l’Installation Electrique (ART-IE) - Syndicat Autonome des postiers (SAP) – 

Le vrai visage du pouvoir suisse

Crise COVID-19

Une lutte de classe qui ne dit pas son nom

Nos autorités du côté des patrons

 

Depuis plusieurs jours, la chose devient de plus en plus claire aux yeux de la population suisse.

 

Malgré les évidences chinoises et italiennes et les risques chaque jour plus grands dans notre pays, nos autorités cantonales et fédérales cherchent par tous les moyens à préserver les intérêts économiques d’une minorité de patrons, au détriment de la santé de la population et en particuliers des travailleurs ses.

 

Le vrai visage du pouvoir suisse semble cette fois démasqué.

 

Avec cette crise, les lobbys patronaux et financiers et leur parfaite intégration (fusion ?) dans le système politique suisse produisent leurs pires effets.

 

Alors que d’autres pays moins durement frappés imposent, à juste titre, le confinement de la population et l’arrêt de toutes les activités non stratégiques, plaçant la santé publique au dessus de certaines libertés individuelles comme celle du commerce et même celle de déplacement, la Suisse semble tétanisée.

 

Quel est le problème pour nos autorités ?

 

S’émanciper des lobbys patronaux et de leurs dogmes inhumains ? Bousculer un modèle confédéral déjà souvent sclérosé en temps normal ?

 

Nous avons assisté depuis plusieurs semaines à une forme de déni de la part de politiciens intoxiqués par la pensée libérale.

 

Au final la population trinque, surtout les gens « d’en bas » qui n’ont pas d’autre choix dans ces conditions que d’aller au boulot. Pour eux, le pragmatisme suisse, tant encensé, n’existe plus.

 

De nombreux comptes devront être rendus et réglés une fois cette crise passée.

 

En attendant, restez au maximum chez vous et soyez patients.

Laurent Tettamanti

Caryl Dubrit


Communiqué de presse du 19 mars 2020

Avec SUD

 

L’économie au risque de la contagion…

Le scandale continue sur de grands chantiers vaudois

Sur de nombreux lieux de travail, les mesures de santé

et sécurité ne sont pas respectées

 

Le mesures prises hier après-midi par le Conseil d’Etat vaudois, contrairement à celles décidées à Genève, n’imposent pas la fermeture des chantiers mais conditionnent leur activité au respect des règles établies dès lundi par l’OFSP et le Conseil fédéral.

 

Nous demandons l’entrée en force des mesures que nous avons énoncées dans notre communiqué n°1, notamment, la fermeture par secteurs de toutes les activités qui ne sont pas prééminentes dans la vie de la population ; partout ailleurs le respect strict et vérifié des mesures de santé, de sécurité et d’intégrité pour les travailleurs.euses engagé.e.s..

 

Dans les faits, en ce jour, de nombreux grands chantiers du canton sont demeurés ouverts. Aujourd’huipar exemple :

-campus de l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL)

-nouveau siège de l’ECA (Etablissement cantonal d'assurance contre l'incendie et les éléments) à la Blécherette

-chantier Losinger « Eglantine » à Morges

-chantier Losinger OASSIS à Crissier

 

Plusieurs centaines de travailleurs ont ainsi été forcés de demeurer aujourd’hui sur ces sites (et des dizaines d’autres) au mépris de leur santé et plus généralement de celle de toute la population vaudoise.

 

Une multitude de photos et de témoignages prouvent que les règles de l’OFSP ne sont pas respectées sur ces chantiers. Les employeurs ne sont la plupart du temps même pas en mesure de fournir masques et gants de protection en quantité suffisante, ce qui est pourtant leur devoir en pareilles circonstances (Art. 6 de la loi sur le travail).

 

Pire, des magasins de matériel de construction comme Dubat à Villars-Ste-Croix ou Electro-Matériel (EM) à Renens étaient toujours ouverts ce matin alors qu’ils devraient être fermés depuis lundi soir !

 

Que font les autorités ?

 

Le Service de l’Emploi (SDE-Inspection du travail) renvoie contre toute logique les travailleurs et les syndicalistes à l’action de la Police cantonale.

 

Que fait la Police ?

 

Cette dernière, appelée au secours par des travailleurs du chantier de l’EHL, leur a répondu ce matin vers 8h qu’elle ne pouvait rien faire ! Idem à l’ECA.

 

Tout le monde invoque le flou et la permissivité du Conseil fédéral et du Conseil d’Etat vaudois pour ne pas prendre ses responsabilités.

 

Stop à l’hypocrisie et au laxisme ! SUD et l’ART-IE exhortent les autorités vaudoises et fédérales à faire cesser cette situation arbitraire, incontrôlable et dangereuse.

 

Nos deux organisations syndicales demandent que toutes les forces de l’Etat, notamment celles qui ont une expertise particulière, comme les diverses inspections du travail, interviennent de manière coordonnée pour sauvegarder la santé des travailleurs.ses et faire fermer dans les secteurs qui n’ont pas d’importance stratégique pour la population.

 

Nous insistons sur l’importance que le salaire à 100 % soit garanti à tous.tes les travailleurs.ses de ce canton et que les licenciements soient interdits durant la période que nous vivons.

 

La solidarité et le droit à la santé et à l’intégrité doivent l’emporter sur tous les intérêts particuliers.

 

Contacts :

Aristides Pedraza, Fédération syndicale SUD (079 433 08 12)

Laurent Tettamanti, secrétaire syndical, Association Romande des Travailleurs-ses de l’Installation

Electrique (ART-IE) (076 395 51 70)


Communication à la Présidence du Conseil d'Etat et communiqué de presse du 18 mars 2020

 

Fermeture immédiate des divers secteurs économiques

qui ne revêtent pas une importance stratégique pour la population

Sauvegarde de la vie, de la santé et de l'intégrité des salarié.e.s

Garantie des salaires

 

Nos deux organisations syndicales, SUD et l'ART-IE, présentes l'une dans le secteur public et subventionné, l'autre dans le secteur privé, ont pris connaissance des positions du Conseil d'Etat Vaudois, dans sa récente conférence de presse, en matière de protection de la santé et de l'intégrité des salarié.e.s.

 

Le gouvernement cantonal a énoncé une décision qui imposerait la cessation de l'activité des entreprises ne respectant pas les mesures de protection des travailleurs/ses. Une telle mesure est irréalisable d'un point de vue pratique. Le contrôle généralisé qu'elle impliquerait est impossible effectivement. Donc la santé et l'intégrité des salarié.e.s demeurent gravement menacées et soumises à la prééminence des intérêts immédiats que bon nombre d'employeurs tenteront de préserver à tout

prix. Une décision de fermeture par secteurs économiques s'impose donc immédiatement. Quitte à y apporter des dérogations pour des nécessités d'activité productive affectant de manière décisive la vie sociale.

 

D’importants chantiers comme celui du campus de l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL), où s’activent des centaines d’ouvriers, ont déjà annoncé qu’ils continueraient à être ouverts demain.

 

Hormis les secteurs qui ont une importance stratégique pour la vie de la population, tout doit donc s'arrêter. Les salaires de tous/tes les travailleurs/ses, quels que soient leur type d'engagement et leur contrat, doivent être garantis. Les salarié.e.s payé.e.s à l'heure, temporaires et, en général précaire, doivent avoir une rémunération garantie, selon une moyenne des traitements, sur les 6 derniers mois. La sécurité matérielle, la sauvegarde de la santé et de l'intégrité des salarié.e.s doivent s'imposer maintenant. Nous refusons que les travailleurs/ses risquent leur vie et leur santé pour assurer celles des entreprises dont l'activité peut attendre, à n'en pas douter, une conjoncture plus favorable. Nous appelons les salarié.e.s à défendre leur vie et leur santé.

 

Contacts :

Association Romande des Travailleurs-ses de l’Installation Electrique (ART-IE)

Caryl Dubrit, président (079 130 49 63)

Fédération syndicale SUD

Aristides Pedraza, secrétaire fédéral (079 433 08 12)


Communiqué de presse du 17 mars 2020

 

Aux médias du canton,

Communiqué de presse

Covid-19

Le scandale continue sur de grands chantiers vaudois

Le patronat lui « se lave les mains »

 

Malgré l’ampleur et la dangerosité de l’épidémie de Covid-19 et les mesures prises par les autorités, et au mépris de la santé de milliers de travailleurs et plus généralement de celle de toute la population, de nombreux grands chantiers vaudois sont toujours en pleine activité.

 

C’est notamment le cas du nouveau campus de l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL), où plus de 200 ouvriers s’activent !

 

Sur ce chantier, des ouvriers d’au moins 4 entreprises sont aujourd’hui en quarantaine ; un travailleur a même été renvoyé sur-le-champ hier matin vu la gravité des symptômes qu’il présentait ! Un électricien est quant à lui tombé malade ce week-end après avoir travaillé plusieurs jours sur place, où

il se rendait en co-voiturage avec ses collègues…

 

La direction des travaux prétend être disposée à fermer le chantier mais invoque le refus de l’EHL, qui a pourtant en parallèle fermé l’accès à l’école juste à côté !

 

Le cas du chantier de l’ECA (Etablissement d'assurance contre l'incendie et les éléments naturels du Canton de Vaud) à la Blécherette est tout aussi choquant.

 

En effet, les travaux continuent pour plus de 80 ouvriers parmi lesquels de nombreux électriciens, malgré les risques évidents, accrus par des réféctoires particulièrement exigus et des signalements de travailleurs malades. Ici aussi tout le monde se renvoie la patate chaude et le client – une institution pourtant active dans le domaine de la prévention et de la sécurité – fait comme si de rien n’était.

 

Des dizaines d’autres chantiers tournent à plein un peu partout dans le canton et en Suisse.

 

A cela s’ajoute le fait que les employeurs ne sont la plupart du temps pas en mesure de fournir masques et gants de protection en quantité suffisante, ce qui est pourtant leur devoir en pareilles circonstances (Art. 6 de la loi sur le travail).

 

Tout le monde invoque le flou et la permissivité du Conseil fédéral pour ne pas prendre ses responsabilités.

 

Nous le répétons, nous considérons désormais tous les employeurs qui s’obstinent à envoyer du personnel sur ces chantiers à risques comme responsables en cas de contamination.

 

Contact :

Caryl Dubrit, président (079 130 49 63)

Laurent Tettamanti, secrétaire syndical général (076 395 51 70)


Communiqué de presse du 16 mars 2020

Aux médias du canton,

Communiqué de presse

 

Covid-19

 

Les grands chantiers vaudois où s’activent des dizaines d’ouvriers doivent immédiatement être fermés

 

Vu l’ampleur et la dangerosité de l’épidémie de Covid-19, et suite aux mesures prises aujourd'hui par le Conseil d’Etat vaudois et le Conseil fédéral, qui ont prononcé l’état de nécessité et de situation extraordinaire, l’ART-IE exige la fermeture immédiate de tous les grands chantiers du canton afin de protéger la santé des milliers de travailleurs qui s’y activent et plus généralement celle de toute la population.

L’application des articles 2 (« Les rassemblements privés sont limités à 10 personnes ») et 6 al. 1 (« Les entreprises, institutions privées et administrations communales mettent tout en œuvre pour éviter l’accès au lieu de travail ») de l’arrêté vaudois du 16 mars 2020 doit déboucher sur cette fermeture immédiate car sur certains site comme celui du nouveau campus de l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL), plus de 200 ouvriers sont en mouvement et se côtoient toute la journée !

N’ayant pas assez conscience du danger, certains se rendent au travail bien que légèrement fiévreux car ils ne veulent pas perdre de jours de salaire (jours de carence en cas de maladie). D’autres pourraient être atteints sans le savoir. A l’évidence, il y a trop de promiscuité et de contacts sur ces chantiers, entre collègues et entre les différents corps de métiers.

Stop à l’hypocrisie ! Il faut maintenant clairement placer la santé publique avant le business et les délais de livraison des chantiers !

Nous considérerons les employeurs qui s’obstineraient à envoyer du personnel sur ces chantiers comme responsables en cas de contamination.

 

Contact :

Caryl Dubrit, président (079 130 49 63)

Laurent Tettamanti, secrétaire syndical général (076 395 51 70)